En quête de toi

Il y a des jours où ça va, d'autres un peu moins...

Il y a des jours où ça va. Nous sommes en février 2007. Le mois de juillet arrive à grand pas. Je trouve chaque journée longue, mais une fois passée, en réalité, tout va vite. Quand je regarde derrière moi, j'ai l'impression que le rendez-vous au CECOS, c'était hier. En vérité, ça fait plus de 7 mois que nous nous y sommes rendus. Tout va à une vitesse folle... sauf la journée même ! C'est difficile à exprimer cette espèce de patience impatiente. Quand je pense à tout cela, je me dis que ça y est, le bonheur est proche. Ca y est, c'est bien cette année, que je vais peut être avoir la chance d'être maman. C'est peut être cette année que nous allons devenir un début de famille. Ces pensées positives me font beaucoup de bien. Nous serons peut-être 3 - tout au moins 2 ½ - pour les fêtes de fin d'année. Je suis si heureuse d'y être arrivée. Si heureuse de ce que notre couple a pu endurer cette année, la patience dont il a su faire preuve, l'ouverture d'esprit, la tolérance dont il a su témoigner. Bien sûr, je n'irais pas jusqu'à dire que tout va très bien dans le meilleur des mondes. Loin de là. Mon conjoint reste triste, désespérément, mais il conçoit, au fil des jours, qu'il faut y aller, que c'est la seule manière d'avoir une famille à nous, que c'est la seule manière de ne jamais vivre avec des regrets.

Et puis, il y a des jours où ça ne va pas très fort. Des jours où je me dis : " à quoi bon tout ça ? Ce n'est pas hypocrite toutes ces démarches au final ? Ce n'est pas hypocrite de se dire qu'on va peut être fonder une famille en faisant comme si c'était une " vraie " famille, alors qu'on sait pertinemment que ce n'est pas le cas ? " Ne va-t-on pas faire souffrir notre " futur " enfant en lui offrant une existence aux origines multiples, sans que jamais il ne puisse connaître cette tierce personne qui va nous aider ? Ne va-t-on pas lui donner des chances " amoindries " de réussites dans la vie ? Va-t-il pouvoir évoluer " normalement ", psychologiquement parlant, avec ce si lourd secret ? Peut être que, nous deux, nous n'obéissons au final qu'à un désir purement égoïste... Et puis, il y a cette éternelle question : et si, ça ne marchait pas ? Et si, ça ne prenait pas ? Et si, il m'arrivait quelque chose cette année ? Presque tout m'angoisse autour de moi. Alors que je sais qu'il faut que nous vivions complètement ces moments à deux. Le bonheur, il est déjà là, devant mes yeux, mais obnubilée par ce désir de maternité, je passe souvent à côté. Je n'arrive pas à me résigner. Je ne pense qu'à ça, seconde après seconde, minute après minute, heure après heure, jour après jour... Je n'arrive pas à lâcher du lest. Tout ce que je fais, je le fais " en fonction de "... Je me mets une pression telle que certains jours, tout part. Pour des choses qui franchement, à y regarder de plus près, n'en valent pas la peine. Il y a deux semaines, le CECOS m'a appelée pour annuler le rendez-vous avec le psychologue du 25 mars prochain. Il est reporté une semaine plus tard, le 1er avril. Mais dès lors, tout s'est brouillé : une semaine de perdue ! Et si, le psychologue ne nous sent pas prêts le 1er avril, il va nous demander de revenir le voir 3 mois après ? En plein mois de juillet ! Pile poil au moment où je devais commencer les inséminations ! Alors, je ne pourrais pas les commencer... Je vais devoir attendre août ! Mais au mois d'août, mon gynécologue prend des vacances ! Le CECOS est certainement fermé ! Le temps que tout se remette en place pour la rentrée, on est en octobre ! ...  Et voilà comment 1 semaine de perdue = 3 mois d'attente en plus ! Alors que tout va finalement peut-être bien se passer avec le psychologue...

Objectivement, je dirais qu'il y a 50% de jours où ça va, et 50 % de jours où ça ne va pas. C'est très variable comme sentiments. Je peux être optimiste un moment, et la minute d'après, sombrer dans le pessimisme le plus total. Et vice-versa. A en devenir dingue...

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Rendez-vous avec le psychologue: le pire? Avant et après!

 

Nous venons de passer la dernière étape... avec succès! Enfin presque... Mais pas pour les raisons qu'on croit.

Pour rappel: rendez-vous fixé avec le psy ce jour, mardi 1er avril, à 15h30. Nous voilà partis à 14h00. 1h30 pour aller à Paris alors qu'on est à une dizaine de kilomètres, ça devrait le faire. Le trajet se déroule bien. On est plutôt détendus, on parle, on rigole, on admire les beaux monuments de Paris. Je suis au volant. 14h30 : arrivés pratiquement devant l'hôpital, le quartier est complètement barricadé ! Incroyable! Des policiers à tous les carrefours! Evidemment, ils encerclent pile-poil le quartier de Port-Royal/Denfert-Rochereau où se trouve le CECOS. Nous voilà à tourner, retourner, re-retourner... Au bout d'un moment, mon conjoint guette une place "payante" qui se libère. Je ne veux pas la prendre : à Paris, on ne peut pas payer normalement avec les horodateurs, il faut la fameuse carte "stationnement résidentiel" qui coûte plus (+) de 10 euros aux visiteurs de passage la première fois, sans compter le stationnement (rappelez-vous! Ca vaut l'amende!)... Je passe donc mon chemin. Le ton monte, parce qu'évidemment, pas de place, quartier barricadé. 15h, je m'engage vers Montparnasse, choppe une place dans un parking souterrain près de la gare, saute de la voiture, et hop, hop, nous voilà partis à marcher. Bon, Montparnasse-Cochin, ça me paraissait un peu moins loin à pieds. Y'a juste 2 km 5 (j'ai regardé en partant) ! Il est 15h15, on doit faire les 2 km 5. J'attrape mon téléphone et prévient le CECOS qu'on va avoir quelques minutes de retard. Le ton ne monte même plus, c'est le silence le plus complet et les yeux noirs de chez noirs. On connaît enfin les motifs de ce quartier entièrement bouclé : manifestation étudiante! Décidément ! Quand c'est pas l'Arche de Zoé... On s'engouffre dedans, on parvient à en réchapper, mais toujours pas de CECOS en vue. 15h32: on arrive! Tout en sueur et fâchés comme rarement. Je me présente avec mon plus beau sourire au secrétariat (moi, ça va, j'ai volontairement refusé la place, pas de quoi me faire la tête à moi-même). Je pue la transpiration, j'ai méga honte. Je donne la copie de mon extrait de jugement à la secrétaire du CECOS. Elle prévient la psychologue. On patiente, lui assis, moi debout, à essayer de retrouver de l'air et mon souffle.

La psychologue arrive, nous dit de passer dans son bureau en attendant quelques minutes qu'elle revienne faire je ne sais trop quoi. C'est le même bureau que la 1ère fois.

La suite? Vous allez être déçus! Quelques mots sur notre parcours. On parle plus que la psychologue ne nous questionne. En fait, on parle un peu de nous-même : la nouvelle a été un choc, on a essayé de se relever le plus vite possible, mais c'est comme ça, c'est la vie, l'année a été bénéfique pour bien réfléchir... Mon conjoint dit quelques mots sur le fait qu'il a perdu l'"amont et l'"aval" de son sang (sa maman et sa fertilité), qu'il est fils unique, que ça été dur. Elle nous dit que le précédent docteur avait noté dans le dossier notre désir de révéler le mode de conception au futur enfant. On acquiesce. J'ajoute qu'il y a des secrets qu'on ne doit pas garder pour soi-même, et que de toutes façons, la vérité se sait toujours tôt ou tard. La psy nous demande ce que nous dirons à l'enfant si un jour il veut connaître le donneur. Mon conjoint enchaîne sur l'anonymat du don. Pour nous, ça marche toujours. Peut être plus dans quelques années. Elle termine en nous disant qu'elle nous souhaite d'y arriver. Que c'est bien parti. Qu'on a l'air d'avoir bien mûri le projet. En gros, à cet instant, elle donne son feu vert. On se lève, se rhabille, elle aussi. C'était son dernier rendez-vous de la journée. Je repasse ma tête au secrétariat : "et maintenant ?". "Vous faites vos sérologies en mai. Vous nous les envoyées. Vous nous appelez le premier jour de vos règles en juin, pour qu'on vous réserve les paillettes et qu'on vous dise si vous pourrez en disposer". On sort du centre: notre psy prend l'ascenseur, on descend à pieds. On arrive en même temps en bas.

Il est presque 16h quand je rallume mon téléphone dehors. On échange quelques mots avec mon conjoint, re-fâché. On s'étonne de la "formalité" que ça a été. Tant mieux! Ou la psychologue a apprécié notre discours, ou elle était pressée de rentrer pour éviter de tomber dans la manif !

Re 2 km 5 à faire. Je traîne la patte. J'ai mal à la hanche, je pue la transpiration, je suis débraillée dans Paris... Mon homme est à 10 m devant moi, il se retourne de temps en temps pour me lancer un regard noir... J'ai même droit à un "je t'ai rarement détestée à ce point qu'aujourd'hui...". Bon... C'est sur le coup de la colère. On reprend la voiture. Les routes commencent à être bouchées. Je rate le périph'. J'attrape l'autoroute. Embouteillage. Je pue toujours autant la transpiration. J'ai qu'une hâte : prendre une douche! Il est 17h05 quand on rentre. 17h20 : je me précipite sur l'ordinateur pour vous raconter ma folle journée! Une expédition d'enfer! Je verrai le positif de la chose un peu plus tard! ;-)

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Des trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous?

Voilà le résumé de mon rendez-vous chez mon gynécologue, d'hier, lundi 14 avril 2008 !

Bon, je me suis faite houspillée pour ne venir QUE récupérer des ordonnances... J'aurais pu le faire en passant par l'assistante de mon médecin. Mais, moi, je n'ose pas... Je n'ose pas déranger, je n'ose pas téléphoner pour réclamer des trucs... Donc, rendez-vous très court. Le temps de récupérer mes ordonnances : les dosages hormonaux à J3, et les sérologies à refaire. Encore ! Et la cerise sur le gâteau ? Mon conjoint doit aussi les refaire ! Comble de la chose : on passe par un donneur ! Quel intérêt a-t-il de refaire ses sérologies alors qu'on a déjà donné celles faites en juin de l'année dernière ? Eh ben, des fois, qu'il ait contracté une MST et qu'il me l'ait transmise cette année... Et les couples « normaux » ? Le mari dont la femme est enceinte, il fait des prises de sang à tour de bras ? Autant dire qu'il hurle ! Il pensait avoir tout fait. Il déteste les prises de sang. D'ailleurs, il a refusé catégoriquement d'en entendre parler hier soir... En même temps, on va être obligés d'y passer pour pouvoir commencer les IA. Pourvu qu'il ne faille pas refaire les sérologies avant chaque essai ! On n'est pas sortis de l'auberge...

Pendant mon rendez-vous, j'ai quand même glané quelques informations. Mon gynécologue fait bien les IAD dans son cabinet plutôt le matin (si on déclenche un lundi soir, je vais chercher ma paillette le mercredi matin, et hop, direction cabinet de mon gynécologue !), il m'a parlé « piqûres » (adieu stimulation par comprimés...), pas d'arrêt de travail après l'insémination.

Au niveau du planning : je fais mes dosages hormonaux à J3 de mon prochain cycle (soit dans le meilleur des cas dans une trentaine de jours, soit dans le pire, une soixantaine...), ainsi que les sérologies. Je reprends rendez-vous avec lui pour lui montrer tous mes résultats dans la foulée. On parle traitement. Je ramasse mes nouvelles ordonnances. Il me donne l'ordonnance pour les sérologies de mon conjoint. Et on attaque, si tout va bien, le cycle d'après ! Ouf...

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Cycle... -1 !

Ca fait bizarre de dire ça ! C’est presque surréaliste… Je crois que je ne conçois même plus la « chose » ! Ca y est : le moment est enfin venu.

 

Mon J3 est tombé mercredi 14 mai 2008. Enfin plutôt J 3 ½… Direction le laboratoire donc pour faire les fameuses prises de sang.

La FSH est à 5.3 UI/L ; la LH, à 3.07 UI/L ; l’oestradiol à 43.09 pg/ml ; la progestérone, à 0.60 ng/ml ; la prolactine, à 30.2ng/ml et l’AMH, à 9 ng/ml. Les sérologies sont négatives.

Les résultats sont à peu près normaux, hormis la prolactine, au dessus de la norme supérieure. Et ça, ça m’angoisse un peu. J’ai pu lire à droite à gauche que lorsque la prolactine était plus haute que la normale, elle devait être recontrôlée (prise de sang), voire qu’il fallait faire des examens un peu plus poussés type IRM hypophysaire. Bon, je vois le mal un peu partout, mais je crois que je ne pourrais pas supporter de refaire des examens sur le cycle où j’aurais normalement dû recevoir mon insémination. Peut être que ce n’est que le stress au laboratoire…

Je vais voir mon gynécologue mardi prochain, le 26 mai. J’aurais plus d’informations.

 

J’ai oublié de vous dire : j’ai commencé un régime « garçon » depuis un peu plus d’un mois. C’est relativement dur pour une fille très sucrée, très yaourts, très fromages…. Personnellement, fille ou garçon, désormais, je m’en fiche un peu du moment qu’un jour j’ai un bébé en bonne santé… Je pouvais faire ma difficile aux débuts. Plus maintenant. Non. Là, si je le fais, c’est pour mon conjoint. Il a toujours rêvé d’avoir un petit gars avec qui il pourrait parler sports, jeux vidéos, technologies, des trucs de mecs quoi ! La vie a déjà été tellement difficile avec lui que je peux peut être l’aider à accomplir une petite partie de son rêve… Et si c’est une fille, je sais qu’il en sera raide dingue quand même ! C’est juste qu’elle ne sera peut être pas aussi passionnée que lui par les histoires de consoles et de foot… Et puis, le régime saucisson, ça me réussit : j’ai perdu quelques kilos ! Mais pourvu que ça ne dure pas 6 mois ! lol

 

Avec un peu de chance, mon prochain J1 aura lieu aux alentours du 15 juin.

 

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C'est parti mon kiki !

Plus une minute à moi ces derniers temps. Et il s'en est passé des choses... Je vais tâcher de me rattraper.

Nos prises de sang ont été faites. Pour l'anecdote, je n'ai pas arrêté de dire à mon homme: "Mais vas-y! Ce n'est pas grand chose une prise de sang! Tu ne vas rien sentir...". Moralité: il n'a effectivement rien senti... sauf que le jour d'après et jusqu'à aujourd'hui, il avait la moitié du bras tout bleu... Pas sûre qu'il y retourne dans 6 mois. Il y a intérêt que ça fonctionne avant !

Du coup, j'ai tout faxé au CECOS de Cochin dans les derniers jours du mois de mai. Quand j'ai dit au téléphone qu'on m'avait dit en avril qu'il fallait que je signale au CECOS le 1er jour de mes règles de juin pour réserver ma paillette, la secrétaire m'a dit: "Mais non ! Dans votre dossier, c'est juillet!". Mon sang n'a fait qu'un tour! J'ai expliqué que mon J1 de juin n'allait pas forcément tomber dans les 15 derniers de juin, mais plutôt aux environs de mi-juin. Elle a demandé à un médecin si c'était possible que je bénéficie de ma 1ère paillette fin juin : il a dit oui. Ouf... Un souci en moins. En même temps, j'ai tellement de longs cycles que le prochain risque de tomber en août quand tout est fermé... Après pas d'essais avant septembre/octobre 2008... J'ai bien le droit de prendre 15 jours d'avance!

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet.

Je me suis rendue à la pharmacie pour acheter mon pureg**. Je me suis un peu mal expliquée; j'ai omis de dire que j'avais déjà le stylo. Résultat, le lendemain, je me retrouvais avec 2 boites de 5 flacons de 50 ui. Mais les flacons, ça ne rentre pas dans le stylo-piqûre! Me voilà repartie à la pharmacie pour un échange. Nouvelle commande. J'y retourne le surlendemain. J'ai bien une cartouche stylo de 600 ui. Mais il faut que je refasse faire mon ordonnance à mon gynécologue: la pharmacie ne peut pas annuler la première commande.

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**.

Je me rends compte que je n'ai pas suffisamment de micro-aiguilles pour 8 jours de traitement... Horreur! Je ne suis pas sûre que ça se vende à l'unité. Heureusement, une amie doctinaute me vient en aide en m'envoyant son surplus de micro-aiguilles! 10 000 mercis à toi! (mais je te rembourserai quand même, tu n'y échapperas pas!).

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**, les micro-aiguilles qui vont avec. Il n'y a plus qu'à attendre mon J1...

Et le voilà qui arrive hier, mercredi 11 juin. L'après-midi, j'alerte la terre entière comme le veut le protocole. J'appelle le CECOS pour réserver ma paillette. "Mais Madame, elle est déjà réservée!" "Bah, comment ça se fait?" "Vous avez dû appeler!" "Non, j'ai juste faxé les résultats de nos sérologies!" "Ah bah, c'est ça! Ne cherchez pas! " Super réactifs au CECOS! Vraiment le top! Sur la suite des évènements, elle m'indique devoir me procurer une thermos en verre d'une contenance de 1 litre 8, et de prévenir de ma venue 48h à 24h avant. J’appelle ensuite l’assistante de mon médecin. Je m’enferme dans mon bureau, prends mon portable, compose le numéro. Répondeur. Je me lance dans un savoureux message : « Bonjour, c’est pour vous dire que c’est mon J1 aujourd’hui ! Le docteur m’avait dit de vous appeler… » Et paf : quelqu’un rentre dans mon bureau sans même frapper ! Je perds le fil de mon message. Il parle par-dessus. La honte ! La pauvre assistante ne va plus rien comprendre à mon charabia… Je ne suis même pas sûre qu’elle ait la fin de mon message où je parle de mon souci d’ordonnance, de flacons et de cartouche. Je rappellerais demain si elle ne l’a pas fait d’ici là. Le soir, toute seule dans ma cuisine, je relis avec angoisse le mode d'emploi du stylo-pureg**. Je charge ma cartouche, je mets la micro-aiguille, je désinfecte, je règle la dose, je choppe le gras de mon bide, et hop, je me pique! Ca y est! On y est!

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**, les micro-aiguilles qui vont avec, le J1 qui est arrivé, je me suis piquée... Me voilà partie à la recherche du thermos!

Ma petite maman a fait tous les magasins cet après-midi. Il n'existe plus du tout de thermos en verre! Incroyable! Elles sont toutes en inox. Ce n'est que dans les fins fonds d'une grande enseigne commerciale qu'un gentil vendeur a trouvé l'objet sacré, mais d'une contenance d'1 litre (les thermos d'1 litre permettent une conservation de 24 heures ; celles d'1 litre 8, de 48 heures). J'en ai repéré une au boulot, un vieux machin presque jamais utilisée, en verre d'1 litre 8, je pense qu'elle peut faire l'affaire. Je me pointerai avec les 2 au CECOS. Au pire, il reste la location (20/25 €).

Coup de fil de l’assistante du gynécologue ce matin. Je dois voir mon médecin jeudi 19 juin au matin pour un premier contrôle échographique. Elle veut me faxer mon ordonnance rectificative, celle prescrivant l’ovitrel** pour le déclenchement de l’ovulation et celle des prises de sang. Je lui donne mon numéro de fax professionnel, mais en lui disant bien qu’il faut qu’elle le fasse maintenant pour que je les récupère en cachette. Le télécopieur est en plein milieu du couloir : pas question que quelqu’un regarde ce qu’il réceptionne. J’attends 15 minutes devant le fax. On me fait même la réflexion : "bah dis donc t’es à cran avec le fax ! " S’ils savaient à quel point un fax est important dans tout ce cirque là…

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Déclenchement ce soir !

J'ai passé mon échographie jeudi matin. Résultat : 2 gros beaux follicules, à droite et à gauche !

Je déclenche ce soir, samedi 21 juin, aux alentours de 22/23 heures je pense. Ma première insémination aura donc lieu lundi matin, le 23. Direction le CECOS à partir de 8 heures, puis mon gynécologue, avant 12h30.

Beaucoup de remous avec mon homme qui m'ordonne de lever le pied, même de ne quasiment plus bouger pendant les 2 semaines qui viennent, sauf que j'ai plein de trucs à faire : le boulot, l'association, un stage de 15 jours à Paris avec 2 heures de RER par jour... Bref, j'angoisse d'avance de tout faire rater... J'ai un peu la pression.

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