En quête de toi

Petit à petit... on est presque en novembre

On dirait bien que je suis de plus en plus flemmarde ou alors... je n'ai pas grand chose à raconter. C'est au choix. C'est comme la bouteille que l'on voit à moitié pleine et celle qu'on voit à moitié vide... Mon moral est comme la bouteille en ce moment. Des hauts et des bas.

Nos démarches ont un tout petit peu avancé depuis mon dernier post. Vraiment un tout petit peu. J'ai d'abord pris rendez-vous chez mon gynécologue. Pour faire la visite des 15 000 d'abord, puis pour parler de la suite des opérations. Ce sera le 19 novembre prochain.

J'ai envoyé notre lettre au tribunal. Au Juge des Affaires Familiales, afin que nous puissions lui donner notre consentement à l'IAD. La lettre est partie cette semaine. Je n'ai aucune idée des délais... On verra bien.

J'ai enfin retélephoné au CECOS de Cochin, histoire de prendre des renseignements sur le rendez-vous "psy". J'ai eu une secrétaire charmante, qui a essayé de répondre à mes questions. Je lui ai expliqué que mon conjoint avait encore du mal à accepter la situation. Je voulais du coup savoir quelle spécialité psy je devais choisir : psychologue ou pédopsychiatre. Bon, ma question a fait le tour du CECOS. Au final, j'ai eu le très gentil chef de service en personne qui m'a bien expliqué que finalement, le psy n'aidait pas plus que cela à avancer dans la parcours de la PMA. Je devais le voir plutôt comme une finalité. D'ailleurs, il a été très clair: si on prenait rendez-vous maintenant, il y avait de très fortes chances que le psy décèle une "faille" chez mon conjoint, lui faisant signaler ce problème dans le dossier. Alors adieu la première insémination au mois de juillet 2008... Le chef de service m'a plutôt conseillé de reprendre rendez-vous avec lui. J'ai préféré en parler à mon conjoint avant. Et j'ai bien fait! Je n'ai eu qu'un : "mais pourquoi tu as raconté ma vie? C'est sûr que je n'accepte pas... Et autant tout arrêter car je ne serai jamais prêt..."

Depuis, les choses sont un peu rentrées dans l'ordre. Il reparle de "projet de famille", de future organisation et des choix de vie à faire maintenant pour après... Affaire à suivre.

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Ca avance à la vitesse d'une limace en fuite...

Là, je crois que j'ai trouvé un titre très révélateur de notre situation actuelle ! Que je vous tienne au courant quand même, bien qu'il ne se soit pas passé des choses extraordinaires.

J'ai d'abord reçu une réponse du tribunal. Malgré tous les documents envoyés (photocopies de nos 2 cartes d'identité et attestation de vie commune), on me demande de refaire parvenir par voie postale nos 2 actes de naissance complets. Ensuite, je dois téléphoner pour prendre rendez-vous avec le juge. Je devrai apporter le jour du rendez-vous la photocopie de nos 2 cartes d'identité et une attestation de vie commune... Chercher l'erreur...

Bref, j'ai d'ores et déjà obtenu l'acte de naissance de mon conjoint. En 2 jours ! J'étais épatée de la vitesse des services de l'administration communale ! Le mien (Paris), j'attends encore...

Ensuite, j'ai eu rendez-vous avec mon gynécologue hier soir. Il se souvenait tout à fait de moi. Il m'a écouté et a acquiescé sur notre choix du don de sperme. Il m'a conseillé de ne pas en parler trop autour de moi (comment ça, c'est raté avec ce blog ?), pour respecter la volonté de silence de mon conjoint sur ce sujet. Il m'a dit que cela viendrait avec le temps. En revanche, il n'a pas semblé très «pour » le rendez-vous obligatoire avec le psychologue. En gros, pour lui, ça ne sert pas à grand-chose, vu que cela nous aide pas à avancer mais plutôt à acter une volonté commune qui s'est développée l'année d'avant. Il est effaré des délais, comprend que de nombreux couples partent pour l'étranger. D'ailleurs, il en réfère à ses collègues dans tous les colloques auxquels il se rend. S'agissant de mon cas personnel, je dois le revoir vers mars/avril 2008. On refera les examens (dosages hormonaux). Pas besoin de refaire l'hystérographie. Ouf ! On s'orienterait à priori vers une insémination, plutôt qu'une FIV. A voir avec les résultats du 2ème semestre 2008. Et bonne nouvelle : il fait les inséminations dans son cabinet !

J'en ai quand même profité pour faire la révision des 15 000 ! Car, comme je le dis souvent avec humour : ces 3 dernières années, tout le monde a pu admirer mes parties intimes, les 2 pattes en l'air, mais finalement, personne n'a vérifié l'essentiel ! J'espère que le frottis ne révélera rien d'inquiétant, vu que 2007 est très gratinée pour nous...

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Devant le juge en janvier 2008

Ca y est, nous avons enfin obtenu ce fichu rendez-vous devant le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de notre circonscription. Ce consentement, ce n'est pas une mince affaire. C'est déjà difficile psychologiquement et nerveusement toute cette histoire, mais alors quand l'administration s'y met, c'est le pompon !

 
En prenant mon rendez-vous, la gentille dame de l'autre côté du téléphone me fait savoir qu'elle a bien reçu nos deux extraits d'acte de naissance, sauf que c'était les originaux qu'elle voulait! Encore fallait-il le savoir, ce n'était marqué nulle part... Soit... Nous allons les renvoyer. Puis, elle me parle des pièces qu'il faut amener le jour du rendez-vous. Pièces d'identité et surtout, attestation de vie commune de plus de 2 ans. Innocemment, je lui rappelle que j'ai envoyé tout ça dans mon premier courrier. Et là, le couperet tombe: "oui, mais c'est une attestation faite par la mairie que vous m'avez fait parvenir... Ca ne compte pas... Ca n'a aucune valeur juridique..." Surprise! C'est ce document que m'ont demandé tous les hôpitaux par lesquels nous sommes passés pour la constitution des dossiers PMA. Alors, avec l'habitude, j'avais bien fini par croire que ça avait une certaine valeur... Eh bien non, détrompez-vous!


Il a donc fallut que nous trouvions rapidement des justificatifs de domicile aux deux noms. Quittance de loyer? Non, à mon nom seulement... Assurance maison? Non, à son nom. Facture de téléphone? Au mien... Portable? Il n'en a pas... J'ai très vite eu la nausée. Deux ans de plus dans la vue parce que je n'ai aucune de ces foutues factures aux deux noms... Deux ans dans la vue à cause d'une mauvaise coordination entre le CECOS (qui aurait pu me prévenir, quitte à me demander les mêmes documents) et le TGI... Pas possible. Un bébé devient, plus qu'une question d'argent, une question de paperasse... Je me vois déjà balancer le dossier médical au Juge : "mais vous voyez bien que c'est avec lui que j'essaye depuis plus de 4 ans ? C'est bien lui qui a fait une biopsie testiculaire ? Regardez les comptes-rendus de l'hôpital..."


Je vous rassure, il n'y aura normalement pas d'esclandre. J'ai fini par trouver des factures EDF. Je ne sais pas par quel miracle, elles sont à nos deux noms. Je pense également amener nos relevés de banque. Nous n'avons pas de compte commun, mais l'adresse sur les 2 relevés est la même.


Verdict le lundi 14 janvier 2008...

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Le blues du Petit Papa Noël

Vous connaissez cette histoire ? Je suis sûre que si...

Tous les ans, à la même date, avec ses lutins, Petit Papa Noël s'affaire. Il a un challenge qu'aucune autre personne au monde ne serait capable d'accomplir : gâter tous les enfants du Monde, en une seule nuit ! Petits Asiatiques, Africains, Européens... Tous. Sans exception. Il est fort Petit Papa Noël, malgré le nombre des enfants à récompenser, il ne se trompe jamais dans les cadeaux. Il connaît tout des enfants chez qui il se rend : leur prénom, leur âge, leur vie... Mais tout le monde le connaît aussi. Les enfants savent que pour bien l'accueillir, il faut être sage, très sage. Il faut un joli sapin, le plus joli sapin, une chaussette à cadeaux, parfois même de quoi se revigorer un peu... Il ne s'attarde jamais dans les foyers dans lesquels il va par manque de temps, mais pas par manque d'amour. Bien au contraire... Alors, il saute de maison en maison, d'appartement en appartement, déposer ses présents. Jusqu'au bout de la nuit. Et le jour suivant, au petit matin, quand Petit Papa Noël regarde de tout en haut les fruits de son travail - le déballage de cadeaux - il est tout ému de lire la joie sur les visages... Et le Monde entier se retrouve uni dans le bonheur à ce moment précis, célébrant sans retenue les valeurs de la famille et de l'amour...

Oui, mais voilà. Petit Papa Noël ne passe pas dans tous les foyers. Il ne peut pas. Pour plein de raisons. L'une d'entre elles est l'absence d'enfants. Point d'enfant à gâter dans ce foyer. Point d'enfant à voir se réjouir en arrachant les papiers cadeaux avec une envie féroce. Point de sapin. Point de bougie. Point de décoration. Une maison simple, nue, vide, comme le restant de l'année. Alors, Petit Papa Noël ne s'arrête pas. Il continue son périple... Il voudrait tant pouvoir s'y arrêter un jour et faire le bonheur d'une famille de plus... Mais, ce n'est pas pour maintenant.

Voilà comment je vois la fête de Noël idéalement. Et voilà comment je la vis depuis maintenant 4 ans. Je me contente du minimum festif. Cadeaux à ma maman et son ami, au père de mon conjoint, parfois à ma grand-mère, mais toujours aux petits neveux et nièce de mon cher et tendre. Pas de grande tablée familiale. Un repas bien comme il faut avec beau-papa, super chef cuistot. Je ne fais pas de sapin, symbole de Noël. Je n'en ai ni la force ni le courage. A quoi bon ? Un beau sapin scintillant, voluptueux à souhait, ça ne fait rêver que les enfants. Nous autres les grands, on n'y croit plus. On ne rêve plus. On a déjà goûté au pire comme au meilleur de la vie. Le sapin, on le fait généralement début décembre avec les enfants, avec ses enfants. On l'habille de 1000 étoiles, dont celle qui brille dans nos yeux et ceux de nos petits. On le chérie, on le surveille ensemble pendant les 24 jours qui suivent. Et enfin, le moment venu, il accueille à son pied, avec tant de majesté, les plus beaux cadeaux attendus par nos chers bambins. Et là, je suis sûre qu'on vit des grands moments de bonheur, en voyant ses enfants dévaler les escaliers de la maison, au petit matin, crier de joie, se hâter d'attraper les cadeaux en espérant lire leur nom sur le maximum d'entre eux, les déballer avec des yeux ronds comme des billes, et s'exclamer : "Super ! Chouette ! C'est trop génial ! Waouw... Maman, Papa, c'est exactement ce que je voulais... ". La fête est déjà finie, qu'on pense déjà à la suivante.

Ces fêtes de fin d'année me rendent très triste et mélancolique. Je suis remplie de pensées malheureuses : "et voilà ! Encore à Noël passé à 2, sans bout'choux à chérir. Et le suivant ? Encore un an à attendre... Et encore ce n'est même pas sûr... " Non, je vous le dis : Petit Papa Noël serait trop triste de passer par chez moi. Il aurait le blues. La maison n'est pas encore tout à fait prête. Il manque encore l'essentiel...

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Nouvelle année oblige, voeux de bonheur à formuler !

 

Finie 2007, l'année 2008 lui succède avec son lot d'espoirs, de voeux, de souhaits, d'envies, de bonnes résolutions...

Je ne vais pas faire très original.

Je vous souhaite à tous, très sincèrement et du fond du coeur, que cette année 2008 soit l'un des meilleurs crus de votre vie.

Qu'elle vous apporte beaucoup de bonheur, de joie et de satisfaction...

Qu'elle vous épargne le malheur, le chagrin, les mauvaises nouvelles...

Qu'elle nous apporte à nous toutes et tous, en attente, de beaux bébés en bonne santé...

Qu'elle inonde de bonheur les déjà parents et leurs p'tits bout'choux...

Qu'elle soit l'année de l'amour, de la famille, de l'évasion, de la santé, des rêves réalisés, du confort matériel ...

 

J'en profite pour vous dire un grand Merci.

Merci de me lire.

Merci de lire mes angoisses, mes craintes, mes peines.

Le fait de vous savoir « à mes côtés » me fait beaucoup de bien. Raconter mon parcours et savoir qu'il est lu et compris me fait penser que ce combat - le combat de ma vie - n'est pas vain. Merci pour tous vos encouragements, vos petits mots de soutien, votre assiduité.

Je ne poste pas souvent, mais je guette vos petits messages tous les jours.

Ce blog est le mien, mais sachez qu'il est aussi le votre. Vous pouvez à tout moment réagir, nous faire partager votre parcours (n'oubliez pas la rubrique « témoignages »), laisser des commentaires. J'essaierai toujours d'y répondre.

 

Tous ensemble, nous parviendrons à porter le Monde. Probablement pas tout entier, mais au moins, celui qui est notre...

Meilleurs vœux pour ces prochains 366 jours !

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Consentement : affaire classée !

Comme l'exige les procédures obligatoires liées à la procréation médicalement assistée avec recours à un tiers donneur, nous devions rencontrer le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance du ressort de notre lieu de résidence afin de donner notre consentement mutuel écrit. C'est chose faite depuis ce lundi 14 janvier 2008.

Que d'émotions pour... à peine quelques minutes !

Nous avons rendez-vous à 9h30, à tout juste quelques kilomètres de la maison. C'est sans compter sur l'affaire de l'Arche de Zoé, jugée ce même jour, au même endroit ! Nous voilà bloqués dans les embouteillages aux alentours du tribunal. J'ai la hantise d'arriver en retard. Heureusement, les parkings ne sont pas encore totalement pris d'assaut, ce qui fait que nous trouvons facilement une place de stationnement. C'est à l'entrée du tribunal que ça se complique un peu. L'entrée est complètement envahie par des centaines de journalistes, munis de leur micro et de leur caméra. Plusieurs dizaines de policiers gardent la "salle des pas perdus". Il faut se plier à la fouille des poches et des sacs "à la queu-leu-leu". 9h27 : on arrive enfin dans la salle d'attente des "affaires familiales". Deux couples attendent déjà. Au centre de la pièce, un grand tableau, recensant les rendez-vous du jour, chambre par chambre. Si on avait voulu faire dans la discrétion, c'est fichu : on peut y lire les noms, prénoms, dates de naissance, lieu de résidence et objet de chaque rendez-vous ! Nous voilà entre 2 demandes de divorce par consentement mutuel. 9h32 : un greffier arrive. Il appelle plusieurs noms de personnes, y compris des avocats, et ... nous ! On est les seuls à se lever. Il nous demande nos cartes d'identités, juste "histoire de vérifier que c'est bien nous". Il nous fait entrer dans le bureau du juge, et se place juste derrière, prêt à saisir la minute. On ne se déshabille même pas : on comprend que ça va aller très vite. Madame le Juge fait un résumé de notre situation : relecture des noms, prénoms, dates de naissance et adresses. Elle déroule le dossier, fait état des pièces envoyées, y compris de la fameuse attestation de vie commune de plus de 2 ans établie par ma mairie. On acquiesce. Commence alors le compliqué récapitulatif de ce que notre consentement implique. Je comprends principalement que mon conjoint sera responsable de l'enfant à naître, même s'il n'est pas le père biologique, que ce consentement pourra être privé d'effet dans le cas où nous pourrons apporter les preuves que l'enfant né n'est pas issu de l'acte de PMA (cas un peu limite, mais je ne doute pas que cela doit arriver...), et que le donneur ne pourra être tenu pour responsable de quoi que ce soit, vu que le don est anonyme. Elle nous demande si on a des questions. Non. Elle nous fait signer l'extrait des minutes à tous les deux, signe elle-même ainsi que le greffier. Comme le juge ne me demande aucune des pièces justificatives qu'il fallait pourtant amener (notamment les justificatifs de vie commune sur au moins 2 ans), je lui demande si elle n'en a pas besoin, histoire de ne pas avoir bossé le rendez-vous pour rien. J'avais photocopié toutes nos factures EDF depuis 2003 ! "Ah, c'est comme ça que vous voulez justifier de votre vie commune ?". Bah, c'est-à-dire que ce sont juste ces documents là qu'on m'a demandé d'amener, et "surtout pas l'attestation de vie commune faite par la mairie qui n'a aucune valeur juridique !". Je pense que cette fameuse attestation lui aurait parfaitement suffit. Elle prend quand même mes factures et les classe dans le dossier. Il est 9h40, nous voilà déjà hors du bureau. Le greffier nous demande de patienter quelques instants, le temps de photocopier en 2 exemplaires le document qu'on vient de signer.

On ressort du TGI, mais, cette fois-ci par la seconde entrée pour éviter les brouhahas de la manifestation de soutien aux membres de l'Arche de Zoé et la horde de journalistes enragés ! Opération accomplie. Voilà mon conjoint reconnu responsable juridiquement du petit trésor qu'on attend de mettre au monde ensemble depuis ces 4 dernières années. Ca fait tout bizarre... mais ça reste parfaitement abstrait pour le moment.

Prochain rendez-vous : le psychologue du CECOS, qui jugera de nos motivations et de nos capacités à accueillir et élever un enfant, à l'histoire peu banale, dans un milieu le plus équilibré possible. Ce sera fin mars 2008.

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