Premier essai… première déception ! Le résultat s’est bien révélé négatif. Je m’y attendais certes, mais j’avais toujours au fond de moi un espoir de réussite, un espoir que Madame Malchance me lâche la grappe. Mais non ! Elle est toujours là, elle n’a pas décidé de partir un peu en vacances. Ca lui aurait pourtant fait du bien.
Je suis partagée par cet échec. La déception prédomine forcément la sérénité. Je me sens d’abord idiote d’avoir assimilé tous les symptômes que j’ai ressentis les 15 derniers jours à un éventuel début de grossesse. L’avantage de les "coucher sur le papier", c’est de me permettre de les relire à loisirs et de me dire, si je les ressentais de nouveau, qu’ils ne signifient pas grand-chose. Le mal de dos de la première semaine n’était lié qu’à ma position contractée lors de l’insémination chez le gynécologue. Mon mal d’ovaires de la seconde semaine était une réponse à la stimulation. Quant à mon mal de ventre, soudain et violent, du jeudi 3 juillet, mystère… Un début de gastro ? Une mauvaise position assise au bureau ? Des spasmes ? Quelle idiote aussi d’avoir consulté tous les sites internet parlant de la grossesse, d’avoir fait les calculs de la date d’un éventuel accouchement (mars 2009, ça aurait été un petit poisson…), d’avoir regardé toutes les dates d’examen, d’avoir lu tous les symptômes précoces décrits par les filles enceintes en me disant "tiens, j’ai ça moi aussi !"… J’ai été vite en besogne. J’espère qu’on ne m’y reprendra plus.
Et toutes ces précautions prises inutilement… J’ai abandonné un stage de 15 jours à Paris, j’ai arrêté de prendre les escaliers, je n’ai rien réservé pour nos vacances d’août de peur de faire de la voiture, j’ai arrêté de boire du café, j’ai annulé tous mes rendez-vous extérieurs de peur de trop marcher, je suis restée un maximum allongée dans mon lit… Finalement, toutes ces précautions n’ont fait que me focaliser sur quelque chose d’hypothétique, bien que je ne pensais pas que cela soit hypothétique au moment où je les ai faites.
Plus violemment, ce premier échec me renvoie irrémédiablement sur mon incapacité à donner la vie, sur cette vieille intuition que la maternité n’est pas faite pour moi, que je ne serai jamais enceinte. De temps à autre, j’essaie de me raisonner en me disant que bien sûr un premier raté ne veut pas dire grand-chose sur ces capacités maternelles. Mais quand même, je me dit que 2, peut être plus, beaux ovocytes et 4 millions de spermatozoïdes pas foutus de se rencontrer, c’est qu’il y a bien quelque chose en moi qui empêche cette rencontre magique!
Inversement, j’arrive tout de même à percevoir trois avantages majeurs à cet échec. D’une part, il faut que je me souvienne que je suis dans le circuit. Certes, j’ai 2 mois et demi à attendre, mais je suis enfin dans la spirale des inséminations. Après 4 ans et demi d’attente, ce n’est déjà pas si mal. C’est même une grande victoire. D’autre part, je sais comment cela se passe. J’aborderai certainement les prochains essais de manière plus détendue. Enfin, je n’avais rien prévu pour les vacances, je vais désormais pouvoir chercher une petite location au bord de la mer et partir en amoureux… Après tout, peut être que l’iode a des effets positifs sur la fertilité ?!!! Obsédée moi ? Non, pas du tout…
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