En quête de toi

Cycle... -1 !

Ca fait bizarre de dire ça ! C’est presque surréaliste… Je crois que je ne conçois même plus la « chose » ! Ca y est : le moment est enfin venu.

 

Mon J3 est tombé mercredi 14 mai 2008. Enfin plutôt J 3 ½… Direction le laboratoire donc pour faire les fameuses prises de sang.

La FSH est à 5.3 UI/L ; la LH, à 3.07 UI/L ; l’oestradiol à 43.09 pg/ml ; la progestérone, à 0.60 ng/ml ; la prolactine, à 30.2ng/ml et l’AMH, à 9 ng/ml. Les sérologies sont négatives.

Les résultats sont à peu près normaux, hormis la prolactine, au dessus de la norme supérieure. Et ça, ça m’angoisse un peu. J’ai pu lire à droite à gauche que lorsque la prolactine était plus haute que la normale, elle devait être recontrôlée (prise de sang), voire qu’il fallait faire des examens un peu plus poussés type IRM hypophysaire. Bon, je vois le mal un peu partout, mais je crois que je ne pourrais pas supporter de refaire des examens sur le cycle où j’aurais normalement dû recevoir mon insémination. Peut être que ce n’est que le stress au laboratoire…

Je vais voir mon gynécologue mardi prochain, le 26 mai. J’aurais plus d’informations.

 

J’ai oublié de vous dire : j’ai commencé un régime « garçon » depuis un peu plus d’un mois. C’est relativement dur pour une fille très sucrée, très yaourts, très fromages…. Personnellement, fille ou garçon, désormais, je m’en fiche un peu du moment qu’un jour j’ai un bébé en bonne santé… Je pouvais faire ma difficile aux débuts. Plus maintenant. Non. Là, si je le fais, c’est pour mon conjoint. Il a toujours rêvé d’avoir un petit gars avec qui il pourrait parler sports, jeux vidéos, technologies, des trucs de mecs quoi ! La vie a déjà été tellement difficile avec lui que je peux peut être l’aider à accomplir une petite partie de son rêve… Et si c’est une fille, je sais qu’il en sera raide dingue quand même ! C’est juste qu’elle ne sera peut être pas aussi passionnée que lui par les histoires de consoles et de foot… Et puis, le régime saucisson, ça me réussit : j’ai perdu quelques kilos ! Mais pourvu que ça ne dure pas 6 mois ! lol

 

Avec un peu de chance, mon prochain J1 aura lieu aux alentours du 15 juin.

 

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C'est parti mon kiki !

Plus une minute à moi ces derniers temps. Et il s'en est passé des choses... Je vais tâcher de me rattraper.

Nos prises de sang ont été faites. Pour l'anecdote, je n'ai pas arrêté de dire à mon homme: "Mais vas-y! Ce n'est pas grand chose une prise de sang! Tu ne vas rien sentir...". Moralité: il n'a effectivement rien senti... sauf que le jour d'après et jusqu'à aujourd'hui, il avait la moitié du bras tout bleu... Pas sûre qu'il y retourne dans 6 mois. Il y a intérêt que ça fonctionne avant !

Du coup, j'ai tout faxé au CECOS de Cochin dans les derniers jours du mois de mai. Quand j'ai dit au téléphone qu'on m'avait dit en avril qu'il fallait que je signale au CECOS le 1er jour de mes règles de juin pour réserver ma paillette, la secrétaire m'a dit: "Mais non ! Dans votre dossier, c'est juillet!". Mon sang n'a fait qu'un tour! J'ai expliqué que mon J1 de juin n'allait pas forcément tomber dans les 15 derniers de juin, mais plutôt aux environs de mi-juin. Elle a demandé à un médecin si c'était possible que je bénéficie de ma 1ère paillette fin juin : il a dit oui. Ouf... Un souci en moins. En même temps, j'ai tellement de longs cycles que le prochain risque de tomber en août quand tout est fermé... Après pas d'essais avant septembre/octobre 2008... J'ai bien le droit de prendre 15 jours d'avance!

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet.

Je me suis rendue à la pharmacie pour acheter mon pureg**. Je me suis un peu mal expliquée; j'ai omis de dire que j'avais déjà le stylo. Résultat, le lendemain, je me retrouvais avec 2 boites de 5 flacons de 50 ui. Mais les flacons, ça ne rentre pas dans le stylo-piqûre! Me voilà repartie à la pharmacie pour un échange. Nouvelle commande. J'y retourne le surlendemain. J'ai bien une cartouche stylo de 600 ui. Mais il faut que je refasse faire mon ordonnance à mon gynécologue: la pharmacie ne peut pas annuler la première commande.

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**.

Je me rends compte que je n'ai pas suffisamment de micro-aiguilles pour 8 jours de traitement... Horreur! Je ne suis pas sûre que ça se vende à l'unité. Heureusement, une amie doctinaute me vient en aide en m'envoyant son surplus de micro-aiguilles! 10 000 mercis à toi! (mais je te rembourserai quand même, tu n'y échapperas pas!).

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**, les micro-aiguilles qui vont avec. Il n'y a plus qu'à attendre mon J1...

Et le voilà qui arrive hier, mercredi 11 juin. L'après-midi, j'alerte la terre entière comme le veut le protocole. J'appelle le CECOS pour réserver ma paillette. "Mais Madame, elle est déjà réservée!" "Bah, comment ça se fait?" "Vous avez dû appeler!" "Non, j'ai juste faxé les résultats de nos sérologies!" "Ah bah, c'est ça! Ne cherchez pas! " Super réactifs au CECOS! Vraiment le top! Sur la suite des évènements, elle m'indique devoir me procurer une thermos en verre d'une contenance de 1 litre 8, et de prévenir de ma venue 48h à 24h avant. J’appelle ensuite l’assistante de mon médecin. Je m’enferme dans mon bureau, prends mon portable, compose le numéro. Répondeur. Je me lance dans un savoureux message : « Bonjour, c’est pour vous dire que c’est mon J1 aujourd’hui ! Le docteur m’avait dit de vous appeler… » Et paf : quelqu’un rentre dans mon bureau sans même frapper ! Je perds le fil de mon message. Il parle par-dessus. La honte ! La pauvre assistante ne va plus rien comprendre à mon charabia… Je ne suis même pas sûre qu’elle ait la fin de mon message où je parle de mon souci d’ordonnance, de flacons et de cartouche. Je rappellerais demain si elle ne l’a pas fait d’ici là. Le soir, toute seule dans ma cuisine, je relis avec angoisse le mode d'emploi du stylo-pureg**. Je charge ma cartouche, je mets la micro-aiguille, je désinfecte, je règle la dose, je choppe le gras de mon bide, et hop, je me pique! Ca y est! On y est!

Les sérologies sont bien faxées, le dossier est complet, j'ai le pureg**, les micro-aiguilles qui vont avec, le J1 qui est arrivé, je me suis piquée... Me voilà partie à la recherche du thermos!

Ma petite maman a fait tous les magasins cet après-midi. Il n'existe plus du tout de thermos en verre! Incroyable! Elles sont toutes en inox. Ce n'est que dans les fins fonds d'une grande enseigne commerciale qu'un gentil vendeur a trouvé l'objet sacré, mais d'une contenance d'1 litre (les thermos d'1 litre permettent une conservation de 24 heures ; celles d'1 litre 8, de 48 heures). J'en ai repéré une au boulot, un vieux machin presque jamais utilisée, en verre d'1 litre 8, je pense qu'elle peut faire l'affaire. Je me pointerai avec les 2 au CECOS. Au pire, il reste la location (20/25 €).

Coup de fil de l’assistante du gynécologue ce matin. Je dois voir mon médecin jeudi 19 juin au matin pour un premier contrôle échographique. Elle veut me faxer mon ordonnance rectificative, celle prescrivant l’ovitrel** pour le déclenchement de l’ovulation et celle des prises de sang. Je lui donne mon numéro de fax professionnel, mais en lui disant bien qu’il faut qu’elle le fasse maintenant pour que je les récupère en cachette. Le télécopieur est en plein milieu du couloir : pas question que quelqu’un regarde ce qu’il réceptionne. J’attends 15 minutes devant le fax. On me fait même la réflexion : "bah dis donc t’es à cran avec le fax ! " S’ils savaient à quel point un fax est important dans tout ce cirque là…

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Déclenchement ce soir !

J'ai passé mon échographie jeudi matin. Résultat : 2 gros beaux follicules, à droite et à gauche !

Je déclenche ce soir, samedi 21 juin, aux alentours de 22/23 heures je pense. Ma première insémination aura donc lieu lundi matin, le 23. Direction le CECOS à partir de 8 heures, puis mon gynécologue, avant 12h30.

Beaucoup de remous avec mon homme qui m'ordonne de lever le pied, même de ne quasiment plus bouger pendant les 2 semaines qui viennent, sauf que j'ai plein de trucs à faire : le boulot, l'association, un stage de 15 jours à Paris avec 2 heures de RER par jour... Bref, j'angoisse d'avance de tout faire rater... J'ai un peu la pression.

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Le jour de la 1ère insémination (1ère partie)

Drôle de sensation que celle de penser que pour la première fois depuis 5 ans on a peut-être en soi un début de vie ! En tous les cas, on a tout fait pour…

 

Lundi 23 juin, 6h00 : je n’arrive plus à dormir. Je me tourne, je me retourne. C’est sûr ce soir, j’aurai quelque chose de nouveau dans le ventre… Il est 7h45, le réveil sonne. On se lève tranquillement, on déjeune comme si de rien n’était. On se prépare. Il est déjà temps de partir. Une fois n’est pas coutume : embouteillages ! Qui dit embouteillages, dit stress dans mon couple, et qui dit stresse dit… disputes ! Bon, je suis habituée. Je gère. Arrivée au CECOS à 10h00. Je me présente à l’accueil. "Bonjour, nous venons retirer notre première paillette…". La secrétaire me glisse un petit morceau de carton avec un numéro dans la main. "7". Des couples sont déjà là, et dans leur main, un petit bout de carton. Nous sommes donc plusieurs à venir retirer notre or beige. " Numéro 6 ! ". Un couple se lève, s’enferme avec un médecin dans une petite pièce juste à côté de l’accueil. C’est un peu mal agencé, on voit tout à travers les vitres, même s’il y a des stores. J’aperçois leur thermos : une superbe thermos large, en inox ! Je regarde la mienne dans mon sac à dos : à côté, elle fait vraiment tarte… Leur entretien dure 20 minutes. Pendant tout ce temps, on a eu le temps de voir des choses bizarres, assis devant l’accueil. Des hommes qui passent discrètement s’enfermer dans une petite pièce, et une laborantine qui apparaît ensuite devant notre nez une fiole remplie de sperme, direction le local où sont les cuves de conservation. Le même manège, 2/3 fois. Mon conjoint est mal à l’aise. "C’est bien ce que je pense ? " " Oui, oui, c’est ça… "

 

" Numéro 7 ! ". Ah ! Ca y est ! On rentre, on s’installe, je sors ma thermos. La doctoresse nous demande si c’est notre première paillette. Elles nous demande nos cartes d’identité, prend la thermos et sort du bureau. Nous sommes seuls dans la pièce. On regarde les affichettes aux murs. Tout explique le recueil et la conservation du sperme. 10 minutes passent. Elle revient, le thermos grand ouvert et fumant. Je me lève, curieuse. L’intérieur est rempli presque à ras bord d’azote liquide. Une languette violette flotte. La doctoresse attrape un ciseau, saisit la languette et nous montre enfin l’objet de toutes les convoitises. Dans un petit récipient transparent, au bout de la languette, une paillette, toute petite, violette elle aussi. Elle nous explique. Il s’agit d’une très bonne paillette, qui contient plus de 4 millions de spermatozoïdes. Nous sommes rassurés. Elle nous énumère ensuite les précautions à prendre pendant le transport : surtout maintenir la thermos debout, ne pas la fermer complètement car il y aurait un risque d’explosion et, après l’insémination, il ne faudra surtout pas jeter le reste d’azote dans l’évier ; les canalisations de l’immeuble risqueraient d’éclater. Dernières formalités avant de partir : elle me tend 2 questionnaires, l’un expliquant le contexte de l’insémination à remplir par mon gynécologue, l’autre, le résultat de l’insémination à remplir par moi. On récupère un petit bout de bristol à nos noms et prénoms, complétés d’un numéro de dossier qu’il faudra dorénavant communiquer à chaque appel passé au CECOS. Notre rendez-vous touche à sa fin. La doctoresse nous lance un " On croise les doigts hein ? C’est rare que ça marche la première fois, mais on ne sait jamais… "

 

Devant ma gaucherie, mon conjoint saisit le sac à dos. On détalle les mètres qui nous séparent de la voiture à toute vitesse. Il faut faire vite : mon gynécologue m’attend avant 12h30. On s’installe dans la voiture. Mon conjoint prend le sac entre ses pieds côté passager. Horreur ! Le sac est gelé ! Une grosse trace de… gelé ! Et il fume ! Que s’est-il passé ? Le thermos a été chahuté ces quelques mètres et comme il n’était pas totalement fermé, de l’azote s’en est échappé… Plus de peur que de mal, mais il va falloir faire attention pendant le trajet du retour. Je regarde mon chéri : " Pourvu qu’on ne se fasse pas arrêter ! Les flics vont se demander ce qu’on trafique avec notre sac qui fume et qui coule… " L’atmosphère se détend. On rentre plus vite qu'on est arrivé, à peine 30 minutes. 11h30, je suis devant le cabinet de mon gynécologue. Mon conjoint me laisse là, avec mon sac à dos qui fume toujours et qui est gelé ; lui va garer notre voiture dans notre parking à quelques mètres de là.

 

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Le jour de ma 1ère insémination (2ème partie)

Déjà deux personnes dans la salle d’attente. Pourvu qu’il me prenne avant 12h30. Il reste 1 heure. Mon conjoint arrive et s’assoit près de moi. Au bout de vingt minutes, la porte s’ouvre : mon gynécologue passe la tête, me voit, mais prend une autre dame. En même temps, c’est un peu normal. Je patiente. 12h05 : la porte s’ouvre, il me pointe du doigt : « A nous ! ». Je me lève, saisit délicatement mon sac à dos, et m’engouffre dans son cabinet.

 

« Vous avez des petites choses pour moi ? ». J’ouvre mon sac à dos et lui tend la thermos. Il la saisit et l’amène près de son évier. Je lui tends les papiers que m‘a donnés le CECOS 1 heure avant. Il désire regarder les caractéristiques de la paillette. 4 millions de spermatozoïdes dans cette petite paillette, 50 % progressifs avant congélation, 30 % après. « C’est pas mal du tout tout cela !... » Ouf, pour la 2ème fois de la journée, je suis rassurée. Je grimpe sur la table, en position gynécologique, avec les traditionnels matériels…« Détendez-vous ! ». Facile à dire mais pas facile à faire. Je ne vois rien du tout de ce qu’il fait. J’entends juste des bruits de thermos, de ciseau... Je pense qu’’il a coupé le bout de la paillette, mais qu’il s’y est repris à plusieurs fois. Je lui parle pendant tout ce temps.

« Vous en faites souvent des IAD ? »

« Oui… Pas tous les jours mais bien une fois par semaine ! »

« Une fois par semaine ?! C’est dingue, je ne pensais pas autant ! »

« Ne pensez pas que vous êtes seule… »

« Justement, ce matin, au CECOS, il y avait bien 4 ou 5 couples qui attendaient. C’est rassurant de sentir qu’on n‘est pas seuls… »

De nouveau des bruits de ciseau. Je lève la tête, et le voit revenir avec la tasse de la thermos. La paillette est dedans.

« J’ai peur que ce soit froid… »

« Mais non, mais non, y’a pas de raison… Allez, détendez-vous ! ».

Je reprends :

« Comment fait-on si ça ne marche pas ? »

« Il faut que ça marche… »

 « Oui, mais si ça ne marche pas ? On enchaîne sur le cycle suivant ou on laisse passer un cycle de repos ? »

« Bon, normalement, on en parle pas de ça, tant qu’on n’a pas les résultats. Mais un cycle de repos c’est bien. Mais attention, en août, les centres de PMA ferment, et moi, je suis en congés… »

« Donc, une 2ème IAD pourrait avoir lieu en septembre… Plutôt fin septembre vu mes cycles… » (Là, c’est un peu un coup dur…)

« Bon, allez, ça m’a l’air suffisamment détendu. Ca va ? Tout va bien ? Vous n’avez pas trop mal ? »

« Non, non, ça va ». (J’ai un petit peu mal quand même).

 

« Voilà, c’est fait. Restez quelques secondes allongée… Vous risquez de constater un petit écoulement ; c’est normal, ne vous inquiétez pas »

Voilà. A ce moment, j’imagine la formidable course du tiers des 4 millions de spermatozoïdes pour monter jusqu’à mes 2 beaux ovocytes.

« Vous pouvez vous rhabiller ». Bon, là, je contorsionne comme une dingue pour me rhabiller. J’ai tellement peur qu’ils redescendent d’un coup que je fais tout les jambes serrées. Pas très académique, ni très esthétique… Hop, je me rassois très vite devant son bureau. Je lui demande quand je devrai faire ma prise de sang. Il prépare l’ordonnance. « Pas avant 2 semaines ! ». On sera lundi 7 juillet. C’est long…

 

Je fais mon chèque. Je range tous mes papiers, mon thermos. Il me tend la main : « On espère tous que ça fonctionne. Je ne veux pas vous revoir, hein ? »

Je sors et rejoins mon conjoint dans la salle d’attente. Il prend le sac. On rentre à pied, à la vitesse d’une limace très fainéante.

Arrivée à la maison, je m’allonge, 2 coussins sous les fesses. Je crois que j’ai dû garder la pose un peu plus d’une heure. Je ne fais pas le moindre effort de toute la journée.

 

Le lendemain, premières courbatures. Les reins. Les jambes. J’ai dû trop contracter lundi, trop crispée. Ou le stress. Ou les restes de traitement… Je suis mal au travail. J’annule un rendez-vous extérieur le matin. Je me traîne. Et je saigne. Pas abondamment, heureusement.

 

Nous sommes mercredi aujourd’hui. Toujours des courbatures. Encore des saignements ce matin. Mais dans l’ensemble ça va. Je ne ressens rien de particulier. De temps en temps, j’ai mal au ventre mais rien de plus. Le mental en  pris un coup. Je me persuade que cette première fois n’est pas la bonne. Et de toutes les façons, j’ai comme l’intuition que ça ne marchera jamais. Je suis triste au lieu de me réjouir. Ca désole mon conjoint qui pense que le mental joue à 50% de la réussite. Sans doutes les hormones…

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Fin de la 1ère semaine

Cela fait maintenant 7 jours que j'ai été inséminée. Une petite synthèse de cette 1ère semaine s'impose. 

J'ai été mal, mal, mal les 5 premiers jours. Affreux! Un mal de dos/lombaires/reins comme rarement j'ai eu. A tout cela est venu s'ajouter un mal de jambes pas permis, comme si j'avais des grosses bulles d'air dans les quadriceps. Probablement des courbatures. J'ai dû être tellement crispée chez le gynécologue que j'ai dû contracter tout ce qui était contractable... Je me suis juste permise de prendre un tout petit peu de paracétamol. Au boulot, une vraie loque. J'ai tout fait au ralenti, je me suis déplacée comme une petite vieille. Bref, j'ai bien éveillé les soupçons...

Samedi 28/06/08, tout ceci a un peu disparu. Là, plutôt 3/4 douleurs fulgurantes aux ovaires, comme en période d'ovulation.

Je scrute depuis hier les moindres symptômes. On connaît toutes ça! J'étais dingue les premiers mois où j'ai arrêté la pilule... Dingue pour rien. Alors que là, c'est la première fois que je suis peut-être dingue pour quelque chose. Hier matin donc, sous la douche, j'ai enfin compris que l'un des 1ers symptômes d'une éventuelle grossesse - veines des seins apparentes - revêtait une autre forme que celle à laquelle je croyais depuis le début. J'ai compris que ça ne voulait pas dire qu'on voyait le bleu des veines, mais que ça signifiait qu'elles étaient apparentes parce qu'en relief! Eh oui! J'en ai trouvé une légèrement boursouflée !

Le soir, de drôles de sensations dans le ventre. Comme un poids dans le bas ventre. Mais un poids tout léger, tout chaud, tout agréable... Ca me l'a fait un peu cette nuit. J'ai retrouvé un peu le moral pour le coup.

J'essaie pourtant de ne pas m'emballer. J'ai trop peur d'être déçue. Je sais bien que tout ceci peut très bien ne rien vouloir dire, ni ne rien annoncer de positif. Mais je me prends un peu à rêver que peut-être que je fais partie des 10/12% de chanceuses pour lesquelles la première IAD est la bonne...

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