En quête de toi

Le blues du Petit Papa Noël

Vous connaissez cette histoire ? Je suis sûre que si...

Tous les ans, à la même date, avec ses lutins, Petit Papa Noël s'affaire. Il a un challenge qu'aucune autre personne au monde ne serait capable d'accomplir : gâter tous les enfants du Monde, en une seule nuit ! Petits Asiatiques, Africains, Européens... Tous. Sans exception. Il est fort Petit Papa Noël, malgré le nombre des enfants à récompenser, il ne se trompe jamais dans les cadeaux. Il connaît tout des enfants chez qui il se rend : leur prénom, leur âge, leur vie... Mais tout le monde le connaît aussi. Les enfants savent que pour bien l'accueillir, il faut être sage, très sage. Il faut un joli sapin, le plus joli sapin, une chaussette à cadeaux, parfois même de quoi se revigorer un peu... Il ne s'attarde jamais dans les foyers dans lesquels il va par manque de temps, mais pas par manque d'amour. Bien au contraire... Alors, il saute de maison en maison, d'appartement en appartement, déposer ses présents. Jusqu'au bout de la nuit. Et le jour suivant, au petit matin, quand Petit Papa Noël regarde de tout en haut les fruits de son travail - le déballage de cadeaux - il est tout ému de lire la joie sur les visages... Et le Monde entier se retrouve uni dans le bonheur à ce moment précis, célébrant sans retenue les valeurs de la famille et de l'amour...

Oui, mais voilà. Petit Papa Noël ne passe pas dans tous les foyers. Il ne peut pas. Pour plein de raisons. L'une d'entre elles est l'absence d'enfants. Point d'enfant à gâter dans ce foyer. Point d'enfant à voir se réjouir en arrachant les papiers cadeaux avec une envie féroce. Point de sapin. Point de bougie. Point de décoration. Une maison simple, nue, vide, comme le restant de l'année. Alors, Petit Papa Noël ne s'arrête pas. Il continue son périple... Il voudrait tant pouvoir s'y arrêter un jour et faire le bonheur d'une famille de plus... Mais, ce n'est pas pour maintenant.

Voilà comment je vois la fête de Noël idéalement. Et voilà comment je la vis depuis maintenant 4 ans. Je me contente du minimum festif. Cadeaux à ma maman et son ami, au père de mon conjoint, parfois à ma grand-mère, mais toujours aux petits neveux et nièce de mon cher et tendre. Pas de grande tablée familiale. Un repas bien comme il faut avec beau-papa, super chef cuistot. Je ne fais pas de sapin, symbole de Noël. Je n'en ai ni la force ni le courage. A quoi bon ? Un beau sapin scintillant, voluptueux à souhait, ça ne fait rêver que les enfants. Nous autres les grands, on n'y croit plus. On ne rêve plus. On a déjà goûté au pire comme au meilleur de la vie. Le sapin, on le fait généralement début décembre avec les enfants, avec ses enfants. On l'habille de 1000 étoiles, dont celle qui brille dans nos yeux et ceux de nos petits. On le chérie, on le surveille ensemble pendant les 24 jours qui suivent. Et enfin, le moment venu, il accueille à son pied, avec tant de majesté, les plus beaux cadeaux attendus par nos chers bambins. Et là, je suis sûre qu'on vit des grands moments de bonheur, en voyant ses enfants dévaler les escaliers de la maison, au petit matin, crier de joie, se hâter d'attraper les cadeaux en espérant lire leur nom sur le maximum d'entre eux, les déballer avec des yeux ronds comme des billes, et s'exclamer : "Super ! Chouette ! C'est trop génial ! Waouw... Maman, Papa, c'est exactement ce que je voulais... ". La fête est déjà finie, qu'on pense déjà à la suivante.

Ces fêtes de fin d'année me rendent très triste et mélancolique. Je suis remplie de pensées malheureuses : "et voilà ! Encore à Noël passé à 2, sans bout'choux à chérir. Et le suivant ? Encore un an à attendre... Et encore ce n'est même pas sûr... " Non, je vous le dis : Petit Papa Noël serait trop triste de passer par chez moi. Il aurait le blues. La maison n'est pas encore tout à fait prête. Il manque encore l'essentiel...

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Nouvelle année oblige, voeux de bonheur à formuler !

 

Finie 2007, l'année 2008 lui succède avec son lot d'espoirs, de voeux, de souhaits, d'envies, de bonnes résolutions...

Je ne vais pas faire très original.

Je vous souhaite à tous, très sincèrement et du fond du coeur, que cette année 2008 soit l'un des meilleurs crus de votre vie.

Qu'elle vous apporte beaucoup de bonheur, de joie et de satisfaction...

Qu'elle vous épargne le malheur, le chagrin, les mauvaises nouvelles...

Qu'elle nous apporte à nous toutes et tous, en attente, de beaux bébés en bonne santé...

Qu'elle inonde de bonheur les déjà parents et leurs p'tits bout'choux...

Qu'elle soit l'année de l'amour, de la famille, de l'évasion, de la santé, des rêves réalisés, du confort matériel ...

 

J'en profite pour vous dire un grand Merci.

Merci de me lire.

Merci de lire mes angoisses, mes craintes, mes peines.

Le fait de vous savoir « à mes côtés » me fait beaucoup de bien. Raconter mon parcours et savoir qu'il est lu et compris me fait penser que ce combat - le combat de ma vie - n'est pas vain. Merci pour tous vos encouragements, vos petits mots de soutien, votre assiduité.

Je ne poste pas souvent, mais je guette vos petits messages tous les jours.

Ce blog est le mien, mais sachez qu'il est aussi le votre. Vous pouvez à tout moment réagir, nous faire partager votre parcours (n'oubliez pas la rubrique « témoignages »), laisser des commentaires. J'essaierai toujours d'y répondre.

 

Tous ensemble, nous parviendrons à porter le Monde. Probablement pas tout entier, mais au moins, celui qui est notre...

Meilleurs vœux pour ces prochains 366 jours !

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Consentement : affaire classée !

Comme l'exige les procédures obligatoires liées à la procréation médicalement assistée avec recours à un tiers donneur, nous devions rencontrer le juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance du ressort de notre lieu de résidence afin de donner notre consentement mutuel écrit. C'est chose faite depuis ce lundi 14 janvier 2008.

Que d'émotions pour... à peine quelques minutes !

Nous avons rendez-vous à 9h30, à tout juste quelques kilomètres de la maison. C'est sans compter sur l'affaire de l'Arche de Zoé, jugée ce même jour, au même endroit ! Nous voilà bloqués dans les embouteillages aux alentours du tribunal. J'ai la hantise d'arriver en retard. Heureusement, les parkings ne sont pas encore totalement pris d'assaut, ce qui fait que nous trouvons facilement une place de stationnement. C'est à l'entrée du tribunal que ça se complique un peu. L'entrée est complètement envahie par des centaines de journalistes, munis de leur micro et de leur caméra. Plusieurs dizaines de policiers gardent la "salle des pas perdus". Il faut se plier à la fouille des poches et des sacs "à la queu-leu-leu". 9h27 : on arrive enfin dans la salle d'attente des "affaires familiales". Deux couples attendent déjà. Au centre de la pièce, un grand tableau, recensant les rendez-vous du jour, chambre par chambre. Si on avait voulu faire dans la discrétion, c'est fichu : on peut y lire les noms, prénoms, dates de naissance, lieu de résidence et objet de chaque rendez-vous ! Nous voilà entre 2 demandes de divorce par consentement mutuel. 9h32 : un greffier arrive. Il appelle plusieurs noms de personnes, y compris des avocats, et ... nous ! On est les seuls à se lever. Il nous demande nos cartes d'identités, juste "histoire de vérifier que c'est bien nous". Il nous fait entrer dans le bureau du juge, et se place juste derrière, prêt à saisir la minute. On ne se déshabille même pas : on comprend que ça va aller très vite. Madame le Juge fait un résumé de notre situation : relecture des noms, prénoms, dates de naissance et adresses. Elle déroule le dossier, fait état des pièces envoyées, y compris de la fameuse attestation de vie commune de plus de 2 ans établie par ma mairie. On acquiesce. Commence alors le compliqué récapitulatif de ce que notre consentement implique. Je comprends principalement que mon conjoint sera responsable de l'enfant à naître, même s'il n'est pas le père biologique, que ce consentement pourra être privé d'effet dans le cas où nous pourrons apporter les preuves que l'enfant né n'est pas issu de l'acte de PMA (cas un peu limite, mais je ne doute pas que cela doit arriver...), et que le donneur ne pourra être tenu pour responsable de quoi que ce soit, vu que le don est anonyme. Elle nous demande si on a des questions. Non. Elle nous fait signer l'extrait des minutes à tous les deux, signe elle-même ainsi que le greffier. Comme le juge ne me demande aucune des pièces justificatives qu'il fallait pourtant amener (notamment les justificatifs de vie commune sur au moins 2 ans), je lui demande si elle n'en a pas besoin, histoire de ne pas avoir bossé le rendez-vous pour rien. J'avais photocopié toutes nos factures EDF depuis 2003 ! "Ah, c'est comme ça que vous voulez justifier de votre vie commune ?". Bah, c'est-à-dire que ce sont juste ces documents là qu'on m'a demandé d'amener, et "surtout pas l'attestation de vie commune faite par la mairie qui n'a aucune valeur juridique !". Je pense que cette fameuse attestation lui aurait parfaitement suffit. Elle prend quand même mes factures et les classe dans le dossier. Il est 9h40, nous voilà déjà hors du bureau. Le greffier nous demande de patienter quelques instants, le temps de photocopier en 2 exemplaires le document qu'on vient de signer.

On ressort du TGI, mais, cette fois-ci par la seconde entrée pour éviter les brouhahas de la manifestation de soutien aux membres de l'Arche de Zoé et la horde de journalistes enragés ! Opération accomplie. Voilà mon conjoint reconnu responsable juridiquement du petit trésor qu'on attend de mettre au monde ensemble depuis ces 4 dernières années. Ca fait tout bizarre... mais ça reste parfaitement abstrait pour le moment.

Prochain rendez-vous : le psychologue du CECOS, qui jugera de nos motivations et de nos capacités à accueillir et élever un enfant, à l'histoire peu banale, dans un milieu le plus équilibré possible. Ce sera fin mars 2008.

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Il y a des jours où ça va, d'autres un peu moins...

Il y a des jours où ça va. Nous sommes en février 2007. Le mois de juillet arrive à grand pas. Je trouve chaque journée longue, mais une fois passée, en réalité, tout va vite. Quand je regarde derrière moi, j'ai l'impression que le rendez-vous au CECOS, c'était hier. En vérité, ça fait plus de 7 mois que nous nous y sommes rendus. Tout va à une vitesse folle... sauf la journée même ! C'est difficile à exprimer cette espèce de patience impatiente. Quand je pense à tout cela, je me dis que ça y est, le bonheur est proche. Ca y est, c'est bien cette année, que je vais peut être avoir la chance d'être maman. C'est peut être cette année que nous allons devenir un début de famille. Ces pensées positives me font beaucoup de bien. Nous serons peut-être 3 - tout au moins 2 ½ - pour les fêtes de fin d'année. Je suis si heureuse d'y être arrivée. Si heureuse de ce que notre couple a pu endurer cette année, la patience dont il a su faire preuve, l'ouverture d'esprit, la tolérance dont il a su témoigner. Bien sûr, je n'irais pas jusqu'à dire que tout va très bien dans le meilleur des mondes. Loin de là. Mon conjoint reste triste, désespérément, mais il conçoit, au fil des jours, qu'il faut y aller, que c'est la seule manière d'avoir une famille à nous, que c'est la seule manière de ne jamais vivre avec des regrets.

Et puis, il y a des jours où ça ne va pas très fort. Des jours où je me dis : " à quoi bon tout ça ? Ce n'est pas hypocrite toutes ces démarches au final ? Ce n'est pas hypocrite de se dire qu'on va peut être fonder une famille en faisant comme si c'était une " vraie " famille, alors qu'on sait pertinemment que ce n'est pas le cas ? " Ne va-t-on pas faire souffrir notre " futur " enfant en lui offrant une existence aux origines multiples, sans que jamais il ne puisse connaître cette tierce personne qui va nous aider ? Ne va-t-on pas lui donner des chances " amoindries " de réussites dans la vie ? Va-t-il pouvoir évoluer " normalement ", psychologiquement parlant, avec ce si lourd secret ? Peut être que, nous deux, nous n'obéissons au final qu'à un désir purement égoïste... Et puis, il y a cette éternelle question : et si, ça ne marchait pas ? Et si, ça ne prenait pas ? Et si, il m'arrivait quelque chose cette année ? Presque tout m'angoisse autour de moi. Alors que je sais qu'il faut que nous vivions complètement ces moments à deux. Le bonheur, il est déjà là, devant mes yeux, mais obnubilée par ce désir de maternité, je passe souvent à côté. Je n'arrive pas à me résigner. Je ne pense qu'à ça, seconde après seconde, minute après minute, heure après heure, jour après jour... Je n'arrive pas à lâcher du lest. Tout ce que je fais, je le fais " en fonction de "... Je me mets une pression telle que certains jours, tout part. Pour des choses qui franchement, à y regarder de plus près, n'en valent pas la peine. Il y a deux semaines, le CECOS m'a appelée pour annuler le rendez-vous avec le psychologue du 25 mars prochain. Il est reporté une semaine plus tard, le 1er avril. Mais dès lors, tout s'est brouillé : une semaine de perdue ! Et si, le psychologue ne nous sent pas prêts le 1er avril, il va nous demander de revenir le voir 3 mois après ? En plein mois de juillet ! Pile poil au moment où je devais commencer les inséminations ! Alors, je ne pourrais pas les commencer... Je vais devoir attendre août ! Mais au mois d'août, mon gynécologue prend des vacances ! Le CECOS est certainement fermé ! Le temps que tout se remette en place pour la rentrée, on est en octobre ! ...  Et voilà comment 1 semaine de perdue = 3 mois d'attente en plus ! Alors que tout va finalement peut-être bien se passer avec le psychologue...

Objectivement, je dirais qu'il y a 50% de jours où ça va, et 50 % de jours où ça ne va pas. C'est très variable comme sentiments. Je peux être optimiste un moment, et la minute d'après, sombrer dans le pessimisme le plus total. Et vice-versa. A en devenir dingue...

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Rendez-vous avec le psychologue: le pire? Avant et après!

 

Nous venons de passer la dernière étape... avec succès! Enfin presque... Mais pas pour les raisons qu'on croit.

Pour rappel: rendez-vous fixé avec le psy ce jour, mardi 1er avril, à 15h30. Nous voilà partis à 14h00. 1h30 pour aller à Paris alors qu'on est à une dizaine de kilomètres, ça devrait le faire. Le trajet se déroule bien. On est plutôt détendus, on parle, on rigole, on admire les beaux monuments de Paris. Je suis au volant. 14h30 : arrivés pratiquement devant l'hôpital, le quartier est complètement barricadé ! Incroyable! Des policiers à tous les carrefours! Evidemment, ils encerclent pile-poil le quartier de Port-Royal/Denfert-Rochereau où se trouve le CECOS. Nous voilà à tourner, retourner, re-retourner... Au bout d'un moment, mon conjoint guette une place "payante" qui se libère. Je ne veux pas la prendre : à Paris, on ne peut pas payer normalement avec les horodateurs, il faut la fameuse carte "stationnement résidentiel" qui coûte plus (+) de 10 euros aux visiteurs de passage la première fois, sans compter le stationnement (rappelez-vous! Ca vaut l'amende!)... Je passe donc mon chemin. Le ton monte, parce qu'évidemment, pas de place, quartier barricadé. 15h, je m'engage vers Montparnasse, choppe une place dans un parking souterrain près de la gare, saute de la voiture, et hop, hop, nous voilà partis à marcher. Bon, Montparnasse-Cochin, ça me paraissait un peu moins loin à pieds. Y'a juste 2 km 5 (j'ai regardé en partant) ! Il est 15h15, on doit faire les 2 km 5. J'attrape mon téléphone et prévient le CECOS qu'on va avoir quelques minutes de retard. Le ton ne monte même plus, c'est le silence le plus complet et les yeux noirs de chez noirs. On connaît enfin les motifs de ce quartier entièrement bouclé : manifestation étudiante! Décidément ! Quand c'est pas l'Arche de Zoé... On s'engouffre dedans, on parvient à en réchapper, mais toujours pas de CECOS en vue. 15h32: on arrive! Tout en sueur et fâchés comme rarement. Je me présente avec mon plus beau sourire au secrétariat (moi, ça va, j'ai volontairement refusé la place, pas de quoi me faire la tête à moi-même). Je pue la transpiration, j'ai méga honte. Je donne la copie de mon extrait de jugement à la secrétaire du CECOS. Elle prévient la psychologue. On patiente, lui assis, moi debout, à essayer de retrouver de l'air et mon souffle.

La psychologue arrive, nous dit de passer dans son bureau en attendant quelques minutes qu'elle revienne faire je ne sais trop quoi. C'est le même bureau que la 1ère fois.

La suite? Vous allez être déçus! Quelques mots sur notre parcours. On parle plus que la psychologue ne nous questionne. En fait, on parle un peu de nous-même : la nouvelle a été un choc, on a essayé de se relever le plus vite possible, mais c'est comme ça, c'est la vie, l'année a été bénéfique pour bien réfléchir... Mon conjoint dit quelques mots sur le fait qu'il a perdu l'"amont et l'"aval" de son sang (sa maman et sa fertilité), qu'il est fils unique, que ça été dur. Elle nous dit que le précédent docteur avait noté dans le dossier notre désir de révéler le mode de conception au futur enfant. On acquiesce. J'ajoute qu'il y a des secrets qu'on ne doit pas garder pour soi-même, et que de toutes façons, la vérité se sait toujours tôt ou tard. La psy nous demande ce que nous dirons à l'enfant si un jour il veut connaître le donneur. Mon conjoint enchaîne sur l'anonymat du don. Pour nous, ça marche toujours. Peut être plus dans quelques années. Elle termine en nous disant qu'elle nous souhaite d'y arriver. Que c'est bien parti. Qu'on a l'air d'avoir bien mûri le projet. En gros, à cet instant, elle donne son feu vert. On se lève, se rhabille, elle aussi. C'était son dernier rendez-vous de la journée. Je repasse ma tête au secrétariat : "et maintenant ?". "Vous faites vos sérologies en mai. Vous nous les envoyées. Vous nous appelez le premier jour de vos règles en juin, pour qu'on vous réserve les paillettes et qu'on vous dise si vous pourrez en disposer". On sort du centre: notre psy prend l'ascenseur, on descend à pieds. On arrive en même temps en bas.

Il est presque 16h quand je rallume mon téléphone dehors. On échange quelques mots avec mon conjoint, re-fâché. On s'étonne de la "formalité" que ça a été. Tant mieux! Ou la psychologue a apprécié notre discours, ou elle était pressée de rentrer pour éviter de tomber dans la manif !

Re 2 km 5 à faire. Je traîne la patte. J'ai mal à la hanche, je pue la transpiration, je suis débraillée dans Paris... Mon homme est à 10 m devant moi, il se retourne de temps en temps pour me lancer un regard noir... J'ai même droit à un "je t'ai rarement détestée à ce point qu'aujourd'hui...". Bon... C'est sur le coup de la colère. On reprend la voiture. Les routes commencent à être bouchées. Je rate le périph'. J'attrape l'autoroute. Embouteillage. Je pue toujours autant la transpiration. J'ai qu'une hâte : prendre une douche! Il est 17h05 quand on rentre. 17h20 : je me précipite sur l'ordinateur pour vous raconter ma folle journée! Une expédition d'enfer! Je verrai le positif de la chose un peu plus tard! ;-)

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Des trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous?

Voilà le résumé de mon rendez-vous chez mon gynécologue, d'hier, lundi 14 avril 2008 !

Bon, je me suis faite houspillée pour ne venir QUE récupérer des ordonnances... J'aurais pu le faire en passant par l'assistante de mon médecin. Mais, moi, je n'ose pas... Je n'ose pas déranger, je n'ose pas téléphoner pour réclamer des trucs... Donc, rendez-vous très court. Le temps de récupérer mes ordonnances : les dosages hormonaux à J3, et les sérologies à refaire. Encore ! Et la cerise sur le gâteau ? Mon conjoint doit aussi les refaire ! Comble de la chose : on passe par un donneur ! Quel intérêt a-t-il de refaire ses sérologies alors qu'on a déjà donné celles faites en juin de l'année dernière ? Eh ben, des fois, qu'il ait contracté une MST et qu'il me l'ait transmise cette année... Et les couples « normaux » ? Le mari dont la femme est enceinte, il fait des prises de sang à tour de bras ? Autant dire qu'il hurle ! Il pensait avoir tout fait. Il déteste les prises de sang. D'ailleurs, il a refusé catégoriquement d'en entendre parler hier soir... En même temps, on va être obligés d'y passer pour pouvoir commencer les IA. Pourvu qu'il ne faille pas refaire les sérologies avant chaque essai ! On n'est pas sortis de l'auberge...

Pendant mon rendez-vous, j'ai quand même glané quelques informations. Mon gynécologue fait bien les IAD dans son cabinet plutôt le matin (si on déclenche un lundi soir, je vais chercher ma paillette le mercredi matin, et hop, direction cabinet de mon gynécologue !), il m'a parlé « piqûres » (adieu stimulation par comprimés...), pas d'arrêt de travail après l'insémination.

Au niveau du planning : je fais mes dosages hormonaux à J3 de mon prochain cycle (soit dans le meilleur des cas dans une trentaine de jours, soit dans le pire, une soixantaine...), ainsi que les sérologies. Je reprends rendez-vous avec lui pour lui montrer tous mes résultats dans la foulée. On parle traitement. Je ramasse mes nouvelles ordonnances. Il me donne l'ordonnance pour les sérologies de mon conjoint. Et on attaque, si tout va bien, le cycle d'après ! Ouf...

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