Troisième médecin...
L'été 2005 vient de se terminer. J'ai pris rendez-vous avec un nouveau gynécologue. Cette fois-ci - et c'est la première fois ! - c'est un homme. Peut être les choses vont elles être abordées différemment. Je place beaucoup d'espoir dans cette rencontre, même si cela est un peu "bête" après tout.
Il est très gentil, attentif, mais je crois qu'il n'est pas beaucoup spécialisé dans les problèmes d'infertilité. Je ressors mes courbes, mes anciens examens... Je me suis même constituée une pochette "gynéco" que je trimballe dans mon sac, au cas où. J'ai le droit à une énième échographie, car je me plains régulièrement de douleurs à droite, au niveau du bas ventre, comme l'appendicite. Ca ne peut pas être ça: je l'ai eue à 16 ans. L'échographie ne révèle rien d'anormal. Probablement des ovulations douloureuses. Pour lui, en tous les cas, rien qui ne justifie la prescription d'un traitement inducteur d'ovulation. Cette fois-ci, je n'ai rien. Il me prescrit seulement des anti-douleur basiques à prendre en cas de crise. J'ai également de nouvelles ordonnances pour des examens médicaux plus poussés. Encore une fois pour un spermogramme. Je risque évidemment de la voir terminer au fin fond de mon sac.
Mais j'ai également une ordonnance pour faire pratiquer un test de Hühner. C'est un peu la version "soft" du spermogramme, enfin, si on peut dire : un rapport sexuel programmé, la veille de l'examen généralement, et direction le laboratoire au petit matin. Le biologiste regarde dans la glaire cervicale de madame s'il reste des spematozoides de monsieur, introduits la veille. De plus en plus romantique.
On est en octobre 2005. Mon chéri se décide enfin : on y va pour ça, ça nous donnera une première idée. Ca n'a pas été une mince affaire mais on y parvient. Les résultats tombent la semaine suivante. Aucun spermatozoide observé! Quel choc! Rien! Même pas un, perdu, qui gigote. Rien! Que ma glaire à moi... C'est attristant. Je me renseigne sur internet. Un tel résultat est courant. Il peut s'expliquer de diverses manières : il y a pas ou peu de spermatozoides dans l'éjaculat, ce qui explique qu'on n'en ait pas retrouvé dans le "champs" observé. Autre explication possible : ma glaire est incompatible avec le sperme de mon conjoint, elle "tue", dès l'entrée du vagin, ses spermatozoides.
Toutes ces explications me laissent tout de même perplexe, sceptique. On regarde le résultat, on l'inspecte, et toujours la même pensée : ça ne présage rien de bon. Je sens de plus en plus fort à un problème bien plus important. Je repense à la hernie, aux radiations... Toutes ces causes ont peut être réellement altéré le sperme de l'homme que j'aime. Mais dans quelle mesure?
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Par enquetedetoi, Vendredi 1 Juin 2007 à 20:06 GMT+2 dans Mon histoire (article, RSS)





